07 mai 2013

Le gouvernement socialiste en passe de brader les parts de l'état dans plusieurs grandes entreprises !

Vendre des actions détenues par l'Etat dans d'anciens services publics va t-il renforcer la position de l'état dans ces entreprises ?

    Il faut bien reconnaître une chose à se gouvernement : sa fidélité à ses engagements. Ceux en direction des marchés financiers. 

    Voilà désormais que Harlem Désir annonce que l'Etat va vendre une partie de ses actions dans le capital de plusieurs grosses entreprises, Renault et    France télécom, notamment. 

    "Céder des actifs, ce n'est pas forcément privatiser. En l'occurrence, il n'y aura pas de privatisation" selon Harlem Désir ! Nous prend t-on pour des idiots ? Ces entreprises    sont déjà privatisées ! L'Etat n'est plus aujourd'hui l'actionnaire majoritaire dans ces entreprises. Il ne détient par exemple que 15 % du capital de Renault. Suffisament pour avoir un    droit de regard sur la gestion de l'entreprise... à condition d'y ouvrir sa gueule, évidemment ! Ce qui est loin d'être le cas, on le voit chez Renault et sa stratégie de suppressions d'emplois    en france et de délocalisation au Maroc ! 

    A moins que l'état n'agisse dans ces entreprises que comme un parasite actionnaire, uniquement intéressé par les dividendes qu'il touche de ses actions ? 

    Si l'on en croit Harlem Désir, la présence de l'Etat dans ces entreprises aurait un impact important. Il affirme ainsi : "Heureusement que l'Etat est là pour influer sur les choix    d'investissement !

    En dehors du bémol que l'on peut mettre sur cette affirmation, comme le montre le cas de Renault, on se demande vraiment si les dirigeants socialistes sont à côté de la plaque ou s'ils    nous croient vraiment idiots ? Car, si la présence de l'Etat au capital de ces entreprises à une importance, pourquoi la réduire ?...

    Vendre des participations de l'Etat dans ces entreprises ne ferait qu'y affaiblir la parole de l'Etat ! 

    On pourrait voir ça comme un point de vue libéral anti-état digne de l'UMP ou des Républicains nord-américains. Mais, harlement Désir justifie ce choix différemment. Pour lui, diminuer la    présence de l'état dans ces grandes entreprises stratégiques, a pour objectif "d'utiliser la recette de la vente de parts dans certaines sociétés industrielles pour investir dans de    grands plans d'avenir : le numérique, la transition écologique" ! 

    Deux choses : 

- à force de diminuer les recettes de l'Etat en multipliant les cadeaux fiscaux aux entreprises, le gouvernement est obligé de brader le patrimoine de la Nation auprès des spéculateurs pour faire rentrer des sous. Un peu comme une famille qui vendrait ses meubles ou une partie de sa toiture pour refaire les peintures ; 

- si l'idée est d'investir dans le numérique, pourquoi se priver de France télécom ? Si l'idée est d'investir dans la transition énergétique,    pourquoi abandonner Renault et le secteur automobile à l'heure où la fin des carburants fossiles est annoncée ? 

    Voilà donc un gouvernement qui s'affirme de gauche et qui a été élu en multipliant les menaces à l'encontre de la finance. Malheureusement, depuis, les mesures prises vont à l'inverse des    promesses électorales et ne servent que les intérêts de la finance, du patronat et des plus riches. 

Comment continuer à affirmer que l'on sert les intérêts de la Nation et du peuple quand on fait l'inverse ?

    C'est l'exercice difficile auquel s'est adonné Harlem Désir : tenter de montrer que la vente de parts sociales de l'Etat dans des entreprises stratégiques est un bienfait pour notre économie et    pour l'emploi quand il ne s'agit, au final, que d'un nouveau bradage des biens de la Nation pour financer, officiellement, des projets qui auraient pu l'être si l'on n'avait pas, à nouveau, donner des avantages fiscaux aux grandes entreprises. 

    Après l'exemple de "nationalisation départementale" qu'a été la papeterie M-real d'Alizay et alors que se multiplient les appels pour nationaliser Pétroplus ou Florange, le gouvernement socialiste fait le choix inverse, celui de privatiser un peu plus d'anciennes entreprises publiques. 

La ligne politique entre droite et parti socialiste disparait chaque jour un peu plus et le fossé entre les travailleurs et les cadres socialistes, lui, s'agrandit sans fin.

 

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