05 juin 2013

Syrie:la France et la Grande Bretagne refont "le coup" de Powell avec les armes chimiques justifiant une intervention militaire!

Face à une situation militaire qui s'améliore pour le gouvernement syrien, France et Royaume-Uni tentent-ils de refère le coup de Colin Powell en Iraq de 1991 ?

Qusseir repasse aux mains de l'armée syrienne, soutenue par le Hezbollah libanais, après une année sous contrôle de la rébellion syro-islamiste. C'est une nouvelle défaite pour les insurgés de Syrie, après la débâcle de la bataille de Damas et plusieurs reculs sur les fronts de Homs ou d'Alep.

La chute du gouvernement syrien semble de plus en plus improbable, d'autant plus que russes, iraniens, chinois et de nombreux pays non alignés continuent de refuser toute intervention militaire extérieure en Syrie contre un gouvernement qui, quoiqu'on en pense 'et nous n'en pensons pas que du bien !) reste au regard du droit international le seul gouvernement légal de Syrie. En tout cas pas moins légal que les gouvernements qataris, bahreinis ou turcs.

Une attitude qui ne trompe pas, c'est l'évolution de la position américaine vis-à-vis de Bachar El Assad. L'intransigeance américaine a laissé place à une attitude moins radicale, avec l'acceptation de la présence de représentants du pouvoir de Damas aux négociations de paix de Genève 2.

Pourtant, au côté du Qatar, d'Israël et de la Turquie, Grande-Bretagne et France continuent de prôner le départ de Bachar El Assad comme préalable à toute solution pacifique en Syrie.

Et malgré les témoignages et documents qui démontrent que les "rebelles" soutenus par les occidentaux sont désormais solidement contrôlés par les islamistes affiliés à Al Qaïda et qu'ils commettent un nombre d'atrocités incompatible avec les "valeurs" démocratiques que revendique l'Occident, notre gouvernement essaie encore et toujours de faire passer au niveau européen et à l'ONU l'idée qu'il faut armer ces rebelles.

Et même s'il est aujourd'hui démontrer que des dizaines de milliers d'islamistes étrangers interviennent en Syrie, nos médias français déforment les déclarations de l'ONU exigeant la sortie de Syrie de "tous les combattants étrangers" pour ne parler que des troupes libanaises du Hezbollah. Un parti pris un peu trop évident pour être sincère.

Mieux, après une première action via Le Monde, les partisans de l'intervention militaire s'appuient sur une possible utilisation de gaz de combats pour valider l'idée d'une urgente nécessité à intervenir en Syrie.

On sent quelque part la panique gagner les rangs des partisans des "rebelles" en Syrie.

Car, sur ce point, les éléments sont loin d'être clairs !

L'ONU, de son côté, avait dénoncé le mois dernier l'emploi de gaz de combats par les rebelles sans que cela ne provoque de réaction de la part de Paris, Londres ou Doha.

Encore hier, les communications de l'ONU faisant référence à l'emploi de gaz de combats sur 4 sites ne permettent pas d'en attribuer la responsabilité à un camp en particulier ni même d'en connaître la nature ! L'ONU préfère de son côté attirer l'attention sur la réalité d'un conflit où les crimes de guerre se multiplient dans chaque camp.

Le récent témoignage du journaliste du Monde, sur l'emploi de gaz de combat dans la banlieue de Damas, a été battu en brèche par de nombreux détracteurs, notamment par rapport aux faits que les gaz neurotoxiques pénètrent également par la peau et qu'un simple chiffon mouillé devant le nez n'éviterait pas une hécatombe parmi les personnes exposées à de tels gaz, nombreux en zone urbaine. D'ailleurs, le rapport de l'ONU affirme que "Il est possible que les groupes armés anti-gouvernementaux peuvent accéder et utiliser des armes chimiques". Fermez le ban !

C'est là dessus que notre gouvernement annonce l'existence de preuves de l'emploi de gaz de combat par les troupes loyalistes syriennes assurant que "toutes les options" étaient désormais "sur la table" pour la communauté internationale. En clair : une intervention militaire ! Aujourd'hui, Londres annonce la même chose.

C'est bien là où le doute se glisse.

Alors que la situation militaire s'améliore nettement pour le pouvoir syrien et que ses alliés étrangers restent solidement à ses côtés, quel intérêt aurait l'amée syrienne d'employer maintenant des armes chimiques qui risqueraient de provoquer une intervention étrangère ?

Couper le robinet financier du Qatar et d'Arabie Saoudite qui finance les islamistes en Syrie (et ailleurs !), fermer les frontières turques, libanaises et jordaniennes par où arrivent chaque jour des centaines d'islamistes étrangers et accepter une solution politique qui offrirait aux responsables de l'Etat syrien une porte de sortie acceptable, voilà les seules actions qui permettraient d'arrêter cette guerre qui ruine depuis deux ans l'un des derniers pays laïc de la région et qui a entrainé la mort de dizaines de milliers de syriens des deux camps et le déplacement de millions d'entre eux.

Les Etats-Unis semblent doucement se ranger à la raison.

Il serait temps que la France en face de même plutôt que de jouer aux va-t-en-guerre comme en Libye, avec les conséquences que l'on sait pour ce pays, comme pour les pays voisins.

Posté par ami entends tu à 11:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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