14 juin 2013

Retraites : Sarkozy avait commencé Hollande continue! Les salariés en paieront le prix pas les patrons!

Dans les pas de Sarkozy et de l'UMP en 2010, François Hollande et son gouvernement préparent les esprits à un nouveau recul de civilisation au travers d'une réforme des retraites qui pénalisera les travailleurs et seulement eux.

 

Navrant. En 2010 les socialistes manifestaient contre la réforme des retraites de Sarkozy - Fillon. Voilà qu'ils reprennent les mêmes arguments et les mêmes solutions que la droite pour mener à bien une nouvelle dégradation du droit à la retraite. S'agissait-il de démagogie politicienne pour "récupérer" de la popularité ou d'une capitulation face aux exigences du patronat et des marchés ?...

 

Cette nouvelle nouvelle « réforme des retraites » est en vue fait suite au énième rapport sur le sujet. Les arguments sont connus, éculés : « on vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps ».

 

François Hollande fait sienne cette vielle rengaine que la droite nous a servi à chaque « réforme », et notamment en 2010.

 

Avec l'aide d'interviews choisies, de reportages partisans et de silence sur les solutions alternatives, les médias préparent les esprits à l'acceptation d'une réforme présentée comme une "fatalité" : il faut bien faire quelque chose pour boucher le trou des caisses de retraite !...

 

Sauf que ces arguments sont bidons ! Ils l'étaient sous Sarkozy, ils le sont encore sous Hollande !

 

Y-a t-il fatalité à reculer l'âge de départ en retraite parce que nous vivons plus longtemps ? Non !

 

En 1981, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir pour la première fois en France (et des ministres communistes !), l'âge de la retraite a été abaissée à 60 ans alors que l'espérance de vie connaissait déjà une hausse régulière. C'est un choix de civilisation !

 

Par ailleurs, entre hommes et femmes, d'une part, mais aussi entre métiers physiques difficiles (ouvriers notamment) et métiers "intellectuels" (encadrement surtout), l'espérance de vie est inégale ! Il vaut mieux être un haut cadre qu'un ouvrier du bâtiment si l'on veut vivre plus longtemps !

 

Et, l'espérance de vie en bonne santé (sans gros handicaps) est-elle aussi inégale ! A 65 ans, combien d'ouvriers seront encore en bonne santé pour profiter au moins un peu de leur retraite ?

 

Mourir au travail, est-cela le nouveau projet d'avenir des socialistes et du patronat pour les salariés français ?

 

Les réformes précédentes ont-elles améliorer la situation des caisses de retraite et des retraités ? Non !Les réformes précédentes ont réduit l'accès à une retraite digne. Elles ont reculé l'âge de départ à la retraite, allongé la durée de cotisation pour bénéficier d'une pension à taux plein et entrainé la baisse des pensions distribuées.

 

Ces réformes ont été imposées au nom du « sauvetage de notre système de retraite solidaire ».

 

Le constat est là : elles ont échoué.  Et cela doublement.

 

D'une part, elles n'ont pas permis de résorber le déficit des régimes de sécurité sociale. Le régime général était excédentaire en 2000 (+0,5 milliards d'euros), il est désormais déficitaire (-3,5 milliards d'euros attendu fin 2013). D'autre part, elles ont pesé sur le pouvoir d'achat des retraités et donc dégradé la croissance de l'économie. En 20 ans (1992-2012), le pouvoir d'achat des pensions de base a perdu 7,22 % et celui des complémentaires 13,19% (ARRCO : -10,95 % et AGIRC : -15,43%).

 

Existe-t-il des propositions alternatives de réforme des retraites ? Oui !

 

 Les communistes proposent le retour de la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 annuités de cotisation et la prise en compte les 10 meilleures années dans le privé et aucune retraite sous le SMIC.

 

Et c'est possible si on résorbe le déficit des retraites qui est clairement un problème de recettes.

 

Celui-ci s'enracine dans les logiques de financiarisation de l'économie.

 

Le PCF propose de :

 

1. Garantir le financement pérenne de la branche vieillesse de la sécurité sociale par la cotisation sociale.

 

Ce qui plombe les entreprises, ce n'est pas le coût du travail, c'est le coût du capital.

 

Les entreprises françaises paient par an deux fois plus de charges d’intérêt et de dividendes que de cotisations sociales patronales. C'est ce cancer financier qu'il faut combattre !

 

2. Moduler les taux de cotisation sociale patronale en fonction de la politique d'emploi et de salaire de l'entreprise pour dégager de nouveaux financements.

 

Il faut augmenter le taux de cotisation sociale des entreprises qui licencient ou baissent les salaires pour augmenter leur rentabilité.

 

A l'inverse, lorsqu'elle augmente sa masse salariale par rapport à sa valeur ajoutée, ses cotisations sociales patronales seraient relativement abaissée.

 

3. Supprimer les exonérations de cotisations sociales patronales.

 

Inventées pour créer des emplois, elles n'ont pas fait la preuve de leur efficacité. Compensées à 95 % par le budget de

 

l’État, elles ont coûté en 20 ans près de 290 milliards d'euros aux contribuables. Pire, concernant les bas salaires jusqu'à 1,6 SMIC, elles ont contribué à tirer vers le bas l'échelle des salaires. Ce qui pèse d'autant sur le niveau des cotisations sociales versées à la sécurité sociale !

 

4. Créer une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises.

 

Les revenus financiers des entreprises échappent aujourd'hui aux prélèvement sociaux, alors qu'ils se développent contre l'emploi. En leur appliquant les taux actuels de cotisations patronales de chaque branche, on pourrait prélever plus de 80 Mds d'euros de recettes nouvelles pour la sécurité sociale, dont 30 Mds pour notre système de retraite solidaire.

 

5. Réduire progressivement le poids de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale.

 

 La part de la fiscalité dans le financement de la sécurité sociale représentait 2 % en 1990. Elle en représente désormais 37 %, dont la moitié est imputable à la CSG. Cette croissance de la fiscalité contribue à transférer le financement de la sécurité sociale sur les ménages pour l'essentiel et à réduire proportionnellement la contribution des entreprises.

 

Elle encourage ainsi les entreprises à s'exonérer de leur responsabilité sociale et permet à l’État de renforcer son contrôle sur notre système de sécurité sociale, en remplaçant progressivement le principe de solidarité des travailleurs entre eux .

 

Sur cette question des retraites, le recul de l'âge de départ en retraite et le nivellement par le bas des acquis sociaux ne sont pas une fatalité, c'est un choix politique !

 

Les communistes et leurs partenaires du Front de gauche proposent de s'attaquer à la logique financière qui a entrainé la crise actuelle et qui détourne chaque année des centaines de milliards d'euros du travail vers le capital, capitalisations boursières, dividendes ou évasion fiscale.

 

Une autre réforme des retraites est possible qui permettrait d'assainir le déficit des caisses de retraite et de revenir à la retraite à 60 ans, à taux plein et avec 37,5 années de cotisation.

 

Voilà qui serait enfin une avancée de civilisation, une mesure de gauche !

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