19 juin 2013

Manifestations monstres au Brésil.

Manifestations monstres au Brésil

 

Manifestants et policiers s'affrontaient lundi soir devant l'Assemblée législative de Rio de Janeiro, au Brésil, où le mouvement de contestation contre la hausse du coût des transports publics et la facture du Mondial-2014 a pris une nouvelle dimension en pleine Coupe des confédérations, des dizaines de milliers de Brésiliens manifestant lundi dans tout le pays.

Quelque 30 000 personnes, en majorité des jeunes de la classe moyenne, défilaient pacifiquement à Sao Paulo, alors qu'ils n'étaient que 8 000 jeudi dernier lors d'un rassemblement violemment réprimé par la police. Des manifestations moins importantes avaient lieu dans d'autres villes du pays. A Brasilia, environ 200 manifestants, sur un total de plus de 2 000, sont parvenus à grimper sur le toit du Parlement.

Et si, dans la plupart des villes, la police surveillait étroitement les défilés sans les réprimer, à Belo Horizonte, la police a tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants pour les empêcher de s'approcher du stade Mineirao où se jouait le match de la Coupe des confédérations entre le Nigeria et Tahiti.

Et à Rio de Janeiro, où le stade Maracana avait déjà rassemblé des Brésiliens mécontents dimanche, un groupe de manifestants a tiré des feux d'artifice sur la police et incendié des poubelles tandis que la police retranchée dans le bâtiment répondait avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Alors qu'un petit groupe de manifestants violents prenaient d'assaut depuis des heures le siège du gouvernement de l'Etat de Rio, à l'intérieur duquel étaient retranchés des dizaines de policiers, dont certains blessés lors des affrontements, des blindés de la police quadrillaient le centre de Rio dans la nuit de lundi à mardi, roulant sur des barricades en flammes, à la recherche de derniers groupes de manifestants.

Tandis qu'à Sao Paulo aussi, la police a dispersé en fin de soirée des manifestants qui tentaient de pénétrer à l'intérieur du gouvernement de l'Etat de Sao Paulo.

Mais bien qu'il s'agisse des plus importantes manifestations sociales depuis celles de 1992, dirigées contre la corruption du gouvernement de l'ex-président Fernando Collor de Mello, qui avait démissionné durant son procès politique devant le Sénat, il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour la présidente brésilienne Dilma Rousseff. Elle a déclaré lundi que les manifestations étaient « légitimes » et faisaient « partie de la démocratie ».

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